BGL / Amélie Proulx

21 NOVEMBRE AU 20 DÉCEMBRE 2020

BGL – Panorama d’un cycle pop 2

Après un passage mémorable à la Galerie 3 en 2018, l’épastrouillant trio de Québec nous revient avec une ribambelle de sculptures nous rappelant que les apparences sont parfois trompeuses…

Panorama d’un cycle pop 2 revisite les symboles de notre culture populaire pour en proposer une version bricolée tout aussi étonnante qu’astucieuse. Conçues à partir de répliques de bâtons de popsicle en bronze, danseurs, musiciens, stéréos, râteaux et bien d’autres se déploient dans l’espace comme autant de figures ludiques et colorées défiant parfois les limites du possible. Tout en évoquant les objets en bois qui ont caractérisé les débuts du collectif, ces nouvelles œuvres raffinent le jeu matériel et conceptuel des artistes qui, par la même occasion, poursuivent leur réflexion sur notre rapport à la consommation avec toute la candeur et l’humour qu’on leur connaît.

Poésie et plaisirs esthétiques sont au rendez-vous, pour le bonheur des petits et des grands!

 

Amélie Proulx – Les herbes de passage

Amélie Proulx s’intéresse à traduire dans son travail les manifestations invisibles du monde naturel. Alliant nouvelles technologies au travail manuel, ses sculptures de porcelaine évoquent les cycles de transformation de la matière ainsi qu’un perpétuel glissement de sens dans le langage et la perception de ces phénomènes.

Par le biais de saynètes animalières fantaisistes, l’exposition Les herbes de passage traite de manière poétique du biomimétisme et de la zoochorie. Chauve-souris, hiboux et petits rongeurs s’amalgament aux plantes et objets familiers pour former de grandes murales soulignant l’étonnant pouvoir des êtres vivants sur nos milieux naturels. Oiseaux et ornements architecturaux élaborent dans un bas-relief une élégante tapisserie dont l’apparente composition ordonnée laisse entrevoir un récit ambigu. Un nid, conçu à partir de matériaux inusités, met en lumière la remarquable adaptabilité des êtres cohabitant discrètement dans notre environnement. Témoignant plus que jamais de la grande virtuosité technique de l’artiste, ce corpus dénote un rapport sensualiste à la matière en plus de marquer une sensibilité profonde de Proulx au vivant.